VRAI ou FAUX

Devant la commission d’enquête du Sénat, le ministre de la santé a expliqué les raisons qui l’ont décidé à ne pas recommander le masque en population générale au début du premier confinement.

Comme on n’est jamais obligé de croire sur parole un ministre, même devant une commission parlementaire où le mensonge est sévèrement sanctionné, vérifions ses propos.

  • Quand j’ai pris mes fonctions, en matière de stock de masques, le mal était fait => VRAI, le stock national était beaucoup trop bas pour faire face aux besoins et il était alors impossible d’en recommander en Chine.
  • Quant à la doctrine, elle était inspirée des recommandations scientifiques françaises, européennes et internationales, et nous l’avons fait évoluer bien avant l’OMS => VRAI, aucune autorité médicale ne conseillait le port du masque en population générale avant la recommandation de l’Académie nationale de médecine le 2 avril.
  • l’OMS  : lorsque, le 4 ou le 5  juin, elle a considéré que le masque grand public pouvait être intéressant, il y avait belle lurette que nous produisions des masques grand public => VRAI, d’abord une norme AFNOR avait été publiée pour permettre à tous ceux qui savaient manier une machine à coudre d’en produire, ensuite les importations depuis la Chine avaient repris en avril.
  • Sur la base des recommandations dont on disposait, je ne vois pas pourquoi on l’aurait fait. => VRAI, d’ailleurs personne n’a alors avancé une seule bonne raison pour que le gouvernement prenne une position contraire au consensus médical sur ce sujet.
  • Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de passage aérosol du coronavirus  : c’est ce que nous disaient les scientifiques du monde entier => VRAI, il a fallu attendre juin pour que les scientifiques établissent la transmission par aérosol du Covid-19, or ce point est essentiel pour décider ou non du port du masque en population générale.

La déclaration du ministre est donc totalement crédible lorsqu’on la confronte aux faits tels qu’ils se présentaient à l’époque.