Pour une culture de la sécurité

Collectivement, nous devons acquérir une culture de la sécurité.

On pourrait s’inspirer de ce qui est fait dans les pays tropicaux avec les alertes cycloniques. On n’attend pas qu’un cyclone atteigne le pays pour demander à la population de se préparer.

Une première étape consiste à stocker de l’eau et de la nourriture pour quelques jours. Ensuite, plus le cyclone s’approche, plus les opérations de protection des biens et des personnes s’intensifient. Si tout début janvier  2020 on avait incité la population et les employeurs à vérifier qu’ils disposaient de masques en quantité suffisante, les choses se seraient beaucoup mieux passées quand l’épidémie s’est développée en France.

Il devient impératif de décider d’une stratégie et de la mettre en œuvre. Au-delà du masque, ce sont tous les équipements de protection individuels qui doivent être pris en compte. Ne tardons pas trop, car les Français comprennent parfaitement l’enjeu après ce qu’ils ont vécu. Mais, attention, n’attendons pas que l’esprit H1N1 réapparaisse.

Au-delà, je me permets de suggérer l’instauration d’une journée annuelle de la sécurité. Durant cette journée, chacun serait invité à vérifier que les mesures de précaution qui le concernent sont toujours à niveau. Un thème, pas forcément la prévision des épidémies, pourrait être mis en avant chaque année. Cela participerait à améliorer la culture de la sécurité.