Les masques ne sont pas la panacée

Quand une crise survient, un réflexe parfaitement humain consiste à chercher LA solution miracle qui va nous en débarrasser au plus vite. Malheureusement, c’est souvent plus compliqué.

Notons le constat suivant que fait l’ancien Premier ministre :

Aujourd’hui, nous portons le masque, nous savons que c’est un geste barrière essentiel. Cependant, je ne peux me retenir de faire remarquer que, même avec le port du masque généralisé, même sans pénurie, alors que chacun se procure et porte un masque, nous déplorons en France, comme en Italie, en Belgique, ou encore en Allemagne, une accélération de la propagation du virus. Je ne dis pas ici qu’il ne faut pas porter de masque, bien entendu, mais simplement qu’on ne saurait faire porter la responsabilité de la propagation du virus au seul manque de masque dans la population.

Un professeur de médecine, endocrinologue et généticien, fait le même type de remarque :

Les masques ne sont pas la panacée  : si c’était le cas, 8  000 personnes n’auraient pas été diagnostiquées positives en France hier. Je suis absolument favorable au port du masque, notamment en lieu clos. Les personnes sont souvent contaminées en famille ou au restaurant. Les masques sont utiles, mais personne ne les porte 24 heures sur 24.

Ce n’était effectivement pas ce qu’on pouvait comprendre à entendre et lire bien des commentaires, notamment les comparaisons avec les pays asiatiques.
C’était dangereux, car à avoir laissé trop espérer de l’efficacité des masques, on a créé une promesse mal tenue dont les antimasques se sont emparés.
Le constat, c’est que le masque est nécessaire, mais certainement pas suffisant pour casser l’épidémie.