Détecter les malades : l’exemple coréen (1)

Serait-il possible d’utiliser les comparaisons avec d’autres pays pour s’améliorer et non pour systématiquement dévaluer l’action des pouvoirs publics français ?

L’ambassadeur de la République de Corée en France explique comment les cas contacts y étaient repérés :
Les cas confirmés sont étroitement suivis par les équipes d’enquête épidémiologique du KCDC, lequel publie les données relatives aux déplacements des cas confirmés, mais seulement quand l’ensemble des personnes potentiellement concernées n’ont pas pu être identifiées. Ces données sont obtenues au moyen d’outils numériques variés, comme les historiques de transaction de cartes de crédit, la vidéosurveillance ou les données GPS des téléphones portables. Cette procédure a été mise en place sur la base de la loi adoptée par consensus à l’assemblée nationale coréenne en 2015.
Elle avait alors consulté des experts, des associations, et bien sûr, l’opinion publique, ce qui explique l’adhésion des Coréens à la loi, considérée comme étant au service de l’intérêt commun. De plus, toutes les informations collectées sont gérées et contrôlées, dans leur intégralité, de manière anonymisée, dans le respect des lignes directrices fixées par la commission nationale des droits de l’homme.
Après utilisation, ces informations sont détruites par les autorités sans délai.

Sur la base de ces chaînes de contamination vérifiées et rendues publiques par le KCDC, des entreprises privées développent et diffusent des applications destinées à la population. Grâce à ces applications, les Coréens ont la possibilité de vérifier s’ils ont fréquenté les mêmes endroits que des personnes contaminées ou s’ils les ont croisées.
Nous recourons au big data, aux nouvelles technologies, qui nous sont très utiles. Nous n’avons pas utilisé les outils de reconnaissance faciale, uniquement ceux de traçage.
Ces outils, comme le bornage des téléphones mobiles et des cartes de crédit, sont très utiles à tout un chacun pour reconstituer son emploi du temps : essayez de dire précisément où vous étiez et qui vous avez vu avant-hier ou la semaine dernière, vous verrez que c’est difficile et combien les nouvelles technologies peuvent vous y aider — ces outils so
nt utiles, plutôt qu’intrusifs.