Détecter les malades : l’exemple coréen (2)

Voilà de quoi réfléchir utilement pour la France.

L’ambassadeur de France en République de Corée décrit le cadre instauré pour protéger la vie privée :

Tout cela s’est fait conformément à une législation très protectrice des données, pratiquement équivalente à celle du règlement général sur la protection des données (RGPD) en Europe, et sous le contrôle de la commission de protection des droits de l’homme, qui, en Corée, est une organisation placée en dehors des pouvoirs publics. Elle ne relève ni du législatif ni de l’exécutif ou du judiciaire, et elle est appelée à s’autosaisir de questions impliquant notamment la protection des données personnelles.
Il y a eu effectivement quelques petits incidents en la matière puisque, en dehors de l’agrégation des données autorisée par la loi, les Coréens ont aussi une politique de communication consistant, en cas d’incertitude, à signaler les cas anonymisés en envoyant des messages du type SMS, sous l’autorité des collectivités territoriales et du KCDC. Les données étaient un peu trop riches, en quelque sorte, et il y a eu quelques cas où des personnes ont été identifiées dans des lieux peu convenables, ou avec des personnes avec lesquelles ils n’auraient pas dû être. La commission des droits de l’homme a été saisie mi-mars et a donné des consignes au KCDC pour dégrader la qualité des données transmises à l’ensemble de la chaîne d’exécution.